Matt Gurney est un journaliste qui œuvre pour des publications imprimées et en radiotélédiffusion à Toronto. On peut l’entendre les matins de semaine de 5 h 30 à 9 h, à l’antenne du AM640. Cet historien militaire de formation a connu ses premiers succès dans l’univers des médias en 2007, alors qu’il commençait à écrire pour le National Post.

Suivez-le sur Twitter à @MattGurney.

À quoi ressemble le travail à la radio?

Je suis passionné depuis longtemps par les nouvelles et les radios à prépondérance verbale. Et d’être en mesure de travailler dans ce domaine, c’est comme si quelqu’un vous offrait l’occasion de gagner votre vie en pratiquant votre passe-temps préféré. J’ai encore un petit côté romantique en ce qui concerne la radio et la façon qu’elle a de nous rassembler, les gens et les communautés, à la vitesse de l’éclair. Je suis très heureux de faire partie de ce processus.

De quelle façon choisissez-vous vos sujets?

C’est un processus de collaboration, mais qui dépend aussi de l’actualité. Fréquemment, dès mon réveil, je jette un coup d’œil aux nouvelles diffusées pendant la nuit, et je réalise que les décisions importantes ont déjà été prises pour moi. Les manchettes de la journée sont évidentes. Dans le cas des journées plus tranquilles au point de vue de l’actualité, je peux combler du temps un peu plus en fonction de ma personnalité et de mes champs d’intérêt. Mais même en pareil cas, je dois valider mes suggestions auprès du reste de l’équipe et éviter ainsi de me regarder le nombril.

Quel est le rôle des médias sociaux dans votre travail?

En fait, ceux-ci ne jouent pas un rôle très important. C’est un outil de communication qui permet aux auditeurs de communiquer avec nous, et je tente de répondre aux messages. Mais, la plupart du temps, je laisse mon compte Twitter ouvert pendant l’émission (et je le surveille tout au long de la journée) comme fil d’informations.

Décrivez l’une de vos journées typiques.

Ma journée commence aux environs de 3 h 45. Je vérifie immédiatement si j’ai reçu des alertes par courriel et des messages textes de mon équipe, au cas où l’actualité aurait évolué pendant la nuit. S’il n’y a pas de nouvelle à traiter de façon urgente, je consulte les sources d’information locales et je survole rapidement les nouvelles nationales et internationales. Ensuite, je me rends au studio pour une rencontre en personne avec l’équipe, au cours de laquelle nous discutons de questions ou de préoccupations en suspens. Nous tentons d’avoir un plan bien établi pour toute la durée (3 h 30) de l’émission au moment où la lumière rouge allume. Par contre, 8 fois sur 10, nous finissons par mettre ce plan de côté, et nous recommençons à partir de zéro dès qu’une nouvelle de dernière heure est diffusée pendant l’émission. Dès que l’émission se termine à 9 h, nous avons une brève réunion dans le but d’en faire le bilan, de cibler nos meilleurs et nos moins bons moments, et d’évoquer des idées pour la prochaine émission. Cette réunion se termine généralement vers 9 h 45. Par la suite, le reste de la journée m’appartient. Cet horaire nécessite un certain temps d’adaptation, c’est le moins qu’on puisse dire.

Quel est votre principal conseil aux responsables des RP?

Apprenez à connaître le destinataire de votre présentation, même s’il ne s’agit que de parcourir son fil de médias sociaux. Rien n’est plus rapidement supprimé qu’une présentation générique commençant par « Cher membre des médias d’information » qui n’a absolument aucun rapport avec un quelconque sujet sur lequel j’ai déjà réfléchi ou que j’ai déjà traité. Malheureusement, c’est le cas d’environ 99 % des présentations que je reçois.

Quelle est la nouvelle que vous avez préféré traiter entre toutes?

Il y a plusieurs années, pendant que j’animais une émission de radio matinale à Montréal, un véritable astéroïde a pénétré dans l’atmosphère à grande vitesse et a explosé dans les airs à l’extérieur de la ville. Nous avons eu de la chance qu’il explose à cette hauteur, car si cet astéroïde avait pénétré dans l’atmosphère à plus grande vitesse, et si sa trajectoire avait suivi un angle accentué, les dégâts auraient été comparables à ceux causés par l’explosion d’une bombe nucléaire. Dans le cas présent, la lueur et le bruit produits par l’explosion ont été perçus sur un large secteur. Nous avons alors interrompu complètement le déroulement de notre émission et simplement répondu aux appels de gens qui décrivaient ce qu’ils avaient vu, et à quel endroit. Puis, nous avons été en mesure de communiquer avec les premiers intervenants, l’armée. Ensuite, lorsque nous avons su de quoi il était question, nous avons discuté avec des astronomes et des spécialistes de l’espace. Il s’agit des 2 h 30 de radio les plus intenses de ma carrière, mais c’était incroyable.

De quelle nouvelle rêvez-vous de traiter?

J’aimerais bien être en ondes lorsque le premier humain posera le pied sur la surface de la planète Mars.

Quel site Web consultez-vous en premier le matin?

Twitter.

Quelle est votre boisson préférée?

Un thé Earl Grey avant et pendant l’émission. Après l’émission, une bière. Mais pas immédiatement après. Prendre une bière à 9 h a mauvaise presse, pour une raison que j’ignore.

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