Lorsqu’il est question de la métamorphose du secteur des relations publiques, Google, Facebook et Twitter sont toujours considérés comme les instigateurs de cette révolution. Cette publication, toutefois, vise à donner au contenu visuel toutes ses lettres de noblesse.

Lorsque l’on se questionne, et que l’on analyse les relations qu’entretiennent les marques, les consommateurs et les médias avec les éléments multimédias, il est facile de constater que le contenu visuel est le moteur qui oriente le récit. Les éléments multimédias sont les gardiens des médias acquis et agissent comme catalyseurs de l’engagement.

Lisez la suite pour apprendre comment les éléments multimédias peuvent accroître le rendement de votre prochaine campagne de RP.

Les éléments multimédias captivent le public.

Pour saisir l’incidence des éléments multimédias, nous devons reconnaître leur omniprésence et cette impossibilité d’y échapper. Lorsque vous jumelez un cycle d’actualités en continu à une connectivité toujours active, vous obtenez des consommateurs dépassés par un flux permanent de contenu.

Articles en ligne, publicités, blogues ou publications sur les médias sociaux — de nombreux médias se font concurrence pour obtenir l’attention de votre auditoire. Nous consultons et regardons des centaines, parfois des milliers de sites Web et d’éléments de contenus chaque semaine. Par conséquent, notre capacité d’attention est extrêmement fragile et très diluée.

Chartbeat, une entreprise spécialisée en intelligence de contenu, a analysé les comportements des utilisateurs et a découvert que 55 % des internautes passent moins de 15 secondes à consulter activement une page Web. Pour se démarquer, votre contenu doit capter l’attention.

BuzzSumo, une entreprise spécialisée en analyse de contenu, a aussi évalué plus d’un million d’articles dans le cadre d’une étude qui a révélé que les articles accompagnés d’une image tous les 75-100 mots sont partagés deux fois plus souvent que les articles qui comptent un nombre moins élevé d’images.

Le Web a révolutionné la façon dont nous ingérons le contenu, et le contenu visuel a changé notre façon de le consommer. Les éléments multimédias ont la capacité innée de susciter des émotions, d’augmenter notre compréhension et d’éveiller des souvenirs enfouis. D’un point de vue physiologique, le cerveau traite les éléments visuels plus rapidement et efficacement que le texte, ce qui en dit long sur la prégnance des éléments multimédias.

Les médias comptent sur la narration visuelle

De la même manière que les consommateurs sont attirés par le contenu multimédia, celui-ci est aussi la force motrice derrière le contenu publié par les médias.

Selon le Rapport 2017 de Cision sur la situation des médias, 71 % des journalistes intègrent « toujours » ou « souvent » des éléments multimédias à leurs articles. De plus, une entrevue menée en 2016 auprès de l’Associated Press a révélé que la plupart des grands médias ne publient pas d’articles sans images. Le contenu multimédia est un élément essentiel du journalisme d’influence moderne.

Les journalistes ne sont plus évalués en fonction de la qualité de leur travail, mais selon l’efficacité de ce travail. À l’instar des professionnels des communications, les journalistes sont évalués en fonction de données et d’indicateurs comme ceux-ci :

  • Quelle est la quantité de trafic Web généré par la nouvelle?
  • Combien de temps les internautes ont-ils consacré à la lecture de l’article?
  • Au bout du compte, l’article a-t-il été rentable?

Les journalistes ont besoin d’aide pour atténuer l’augmentation des demandes.

Devant l’abondance de contenus, il est incroyable de constater qu’il y a de plus en plus d’articles publiés par un nombre de plus en plus restreint de journalistes. D’ici 2024, le Bureau of Labor Statistics s’attend à constater une diminution de 10 % du nombre de journalistes. Quatre grands médias génèrent, à eux seuls, plus de 1 000 articles par jour.

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Bien souvent, les journalistes ne peuvent plus se permettre de recourir au responsable de la photo, au réviseur et à l’éditeur pour les aider à terminer leurs articles. Ils se retrouvent dans une course contre la montre afin de publier du contenu de haute qualité digne d’être partagé.

Un exercice utile consiste à vous glisser dans la peau d’un journaliste. Lorsque vous recevez de nombreux communiqués de presse soigneusement rédigés — il vous suffit d’y ajouter des éléments visuels afin d’en faire des éléments de nouvelles complets. Non seulement c’est essentiel, mais cela vous permet d’économiser du temps.

Aux yeux des journalistes, parcourir le Web à la recherche de communiqués de presse et rechercher une annonce sur Craigslist relève d’un comportement très similaire : les gens sont peu susceptibles de cliquer sur une annonce sur Craigslist qui ne contient pas de photo.

Le contenu visuel a une incidence sur votre rendement.

En matière de création de contenu, les entreprises B2B et B2C sont confrontées à des défis et à des priorités semblables. Selon le 2016 Benchmarks, Budgets and Trends de la Content Marketing Institute, — les équipes de communications aspirent à :

  • publier du contenu plus engageant,
  • mieux comprendre la notion d’efficacité,
  • créer davantage de contenu visuel.

Les éléments multimédias sont des incontournables pour les professionnels du marketing. En revanche, pour les professionnels des RP, les éléments visuels sont encore du simple domaine de l’utile.

Une étude de PR Newswire datant de 2015 a montré que moins de la moitié (42 %) des communiqués de presse contenaient des éléments multimédias. De plus, parmi les 100 communiqués ayant connu le plus de succès, 68 communiqués contenaient des éléments multimédias. Notre étude indique qu’intégrer une photo ou une vidéo à votre communiqué peut générer 2,8 fois plus de consultations.

Nous savons maintenant que :

  • les éléments multimédias suscitent l’engagement des consommateurs;
  • les journalistes misent sur les éléments visuels.

Il est donc très étonnant de constater que les professionnels des RP ne profitent pas pleinement de la narration visuelle.

Lorsqu’ils cherchent à obtenir une couverture éditoriale, les communicateurs se doivent d’intégrer à leurs communiqués tous les éléments nécessaires – logos, photos, vidéos – ce qui permet d’offrir en substance des solutions prêtes à l’emploi aux journalistes.