Cision a récemment publié l’étude canadienne sur le journalisme et les médias sociaux 2017, effectuée en partenariat avec l’Université Canterbury Christ Church, au cours de laquelle les journalistes ont été interrogés sur leurs habitudes, leurs préférences et leurs opinions en ce qui a trait aux médias sociaux. Dans la deuxième d’une série de vidéos, Jay Baer, fondateur de Convince & Convert et auteur d’ouvrages à succès recommandés par le New York Times, partage ses impressions sur la recherche. Dans cette vidéo, M. Baer pose cette importante question et y répond : les fausses nouvelles sont-elles véritablement un phénomène?

Pour découvrir la réponse à cette question, visionnez la vidéo ou lisez la retranscription ci-dessous. Ou, pour voir les autres vidéos de la série, cliquez sur le lien ci-dessous :

Le texte qui suit a été modifié afin de refléter les données propres au Canada. La vidéo ci-dessus fait part de données mondiales.

Jay Baer : Les fausses nouvelles sont-elles un véritable phénomène? Je suis Jay Baer, fondateur de Convince and Convert, auteur d’ouvrages à succès recommandés par le New York Times et célébrité du secteur des activités numériques. Récemment, mes amis de Cision ont mené leur sixième étude sur le journalisme et les médias sociaux pour connaître comment, où et pourquoi les journalistes utilisent les médias sociaux.

Nous avons beaucoup entendu parler des fausses nouvelles au cours de la dernière année. Les réseaux sociaux comme Facebook mettent même en œuvre des politiques pour essayer de réduire les articles fictifs ou mensongers qui se répandent de façon virale par l’intermédiaire des médias sociaux. Mais, imaginez que vous êtes une personne dont le travail consiste à produire des nouvelles. Quelle importance les fausses nouvelles et ce problème ont-ils aux yeux des journalistes?

Cision a interrogé des centaines de professionnels canadiens des médias sur les fausses nouvelles, et 68 pour cent d’entre eux ont dit que les fausses nouvelles sont un sérieux problème dans le domaine du journalisme. Mais ce qui est peut-être encore plus intéressant est que les journalistes ont réfléchi à l’incidence des médias sociaux sur les normes journalistiques et historiques.

Plus des trois quarts des participants à la recherche ont indiqué que les médias sociaux encouragent les journalistes à mettre l’accent sur la rapidité plutôt que sur l’analyse, et que, si cela ne fait aucun doute, parfois, avoir la primeur semble plus important que de fournir une information exacte. Et concernant un point étroitement lié aux fausses nouvelles, 59 pour cent des journalistes disent que les médias sociaux minent les valeurs traditionnelles du journalisme telles que l’objectivité. Cision effectue cette recherche chaque année depuis 2012, et cela n’est peut-être pas surprenant, mais cette année, plus de journalistes que jamais croient que les médias sociaux ont une incidence négative sur l’objectivité : en fait, 16 pour cent plus de journalistes sont de cet avis par rapport à 2012. Ça alors! Il vaut la peine de noter que ces attitudes diffèrent dans une certaine mesure selon le domaine et l’âge du journaliste.

Par exemple, les journalistes affectés aux nouvelles et à l’actualité sont plus préoccupés par les fausses nouvelles que les journalistes d’affaires. Et peut-être en raison de la grande consommation de médias sociaux en général, les journalistes plus jeunes croient que les fausses nouvelles sont un plus gros problème que les journalistes plus âgés. Il ne fait cependant aucun doute que cette recherche prouve, à tout le moins pour les journalistes, que les mauvaises nouvelles sont un phénomène et que les médias sociaux en sont responsables, du moins en partie.

Merci à Cision et à leurs partenaires de l’Université Canterbury Christ Church, pour la réalisation commune de cette recherche. Je vous encourage fortement à prendre le temps de télécharger le rapport et de le lire en entier. Vous y trouverez beaucoup d’informations intéressantes.

anthony.hardman@cision.com'

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