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Le contenu le plus partagé sur toutes les plateformes contient forcément un élément visuel, qu’il s’agisse d’une image, d’une infographie ou d’une vidéo. Ce n’est pas un hasard si nous préférons ce format : le cerveau humain est devenu un processeur d’images ultra-performant, car la vue est le sens le plus sollicité chez les humains. C’est scientifique (lien en anglais)!

Les médias d’information le savent tout aussi bien que les professionnels du marketing ou des RP. Ils utilisent des photos pour vendre des journaux, créer un buzz médiatique et favoriser les clics. Alors que les photographes attitrés sont en nombre toujours plus restreint, de nombreux médias continueront d’envoyer des photographes aux événements auxquels participent des vedettes de l’actualité ou qui, selon eux, offrent une perspective digne de mention et permettent d’obtenir une image recélant un grand potentiel.

Au lancement des élections 2015 (#elxn2015), de nombreux médias se sont plaints des séances de photos menées par les candidats fédéraux. La journaliste du réseau CBC Alison Crawford a publié un article remarquable expliquant pourquoi les partis politiques agissent ainsi et ce que les journalistes voient quand ils participent à de tels événements (lien en anglais).

(Jonathan Hayward, The Canadian Press)
 
Parfois, tout se passe bien, le candidat est pris en photo alors qu’il transmet avec sincérité le message du jour. Mais d’autres fois, malgré tous les efforts déployés, cela ne se passe pas bien, et si la séance est trop exagérée, trop mise en scène ou trop restrictive (lien en anglais), les journalistes et les photographes participants perdent tout intérêt pour le message et trouvent d’autres angles à couvrir (lien en anglais), et qui peut les en blâmer?

« Les photos emblématiques et mémorables ne sont presque jamais prises lors de séances organisées, à moins que les choses aillent vraiment, vraiment mal », souligne Amber Bracken, présidente de l’Association des photographes de presse du Canada (APPC). « À titre d’exemple d’un moment marquant saisi sur pellicule, je citerais la photo de Rod MacIvor montrant Pierre Trudeau portant Justin sous son bras.

Pour une séance de photo mémorable qui s’est mal terminée, rappelez-vous de l’ancien premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein, recevant une tarte à la crème sur le visage. Cette photo a été prise par Adrian Wyld pour la Presse Canadienne. »

Comme pour toutes les relations avec les médias, travailler en bonne collaboration avec des photojournalistes exige un peu de savoir-faire préalable. Si vous participez à un événement doté d’un réel intérêt journalistique et qui offre de belles occasions de photos, voici quelques conseils à garder à l’esprit :

  • Restez réaliste. Ne « surplanifiez » pas et ne prévoyez pas d’activités ridicules. Les meilleures images (et la meilleure couverture) seront obtenues lors d’événements planifiés pour de véritables intervenants et la communauté.
  • Laissez-les travailler. Les photographes ont besoin d’une liberté de mouvement raisonnable et peuvent prendre leurs photos de façon autonome, sans votre intervention artistique, même si cela part d’une bonne intention.
  • Donnez-leur de l’espace. Un photographe disposant d’un accès limité est un photographe frustré et mécontent. Si vous pensez que l’événement attirera beaucoup de monde ou que les photographes pourraient avoir besoin d’un peu de hauteur pour avoir une meilleure vue, vous pourriez envisager de réserver un système élévateur, sans pour autant les obliger à l’utiliser.
  • Pensez aux lignes de visibilité. Si l’arrière-plan est encombré ou si le mur derrière le sujet ou le podium est disgracieux, cela donnera lieu à une photo inesthétique et possiblement inutilisable.
  • Que la lumière soit. Vous ne pouvez pas prendre de photos sans un bon éclairage. Ainsi, si votre événement a lieu dans une salle sombre, assurez-vous de prévoir un éclairage scénique professionnel. Il est tout aussi irritant pour les photographes que le podium soit éclairé par l’arrière ou placé à l’ombre quand l’arrière-plan est au soleil. En fin de compte, c’est au photographe de résoudre les problèmes d’éclairage, mais faites en sorte de contrôler ce qui est en votre pouvoir.
  • Organisez l’accès. Si un média vous informe qu’il envoie un photographe, prévenez vos clients pour qu’ils y soient préparés (le mouvement des photographes peuvent être une source de distraction), et assurez-vous que les agents de sécurité et les autres membres du personnel sont également informés et en mesure de fournir l’accès nécessaire.

« Les photojournalistes ne sont pas là pour ternir ou rehausser la réputation de votre client. Nous sommes là pour montrer la réalité aussi fidèlement que possible et nous nous efforçons de rester à tout prix objectifs », a déclaré Mme Bracken. « Parallèlement, nous nous efforçons également de prendre une belle photo de l’événement, et donc de votre client. »

Si vous pouvez souvent acquérir les droits d’utilisation de ces photos, il est toujours bon de faire appel à votre propre photographe à qui vous pouvez donner des instructions sur le plan artistique, afin de vous assurer d’avoir suffisamment de contenu visuel pour répondre à vos besoins actuels en matière de marketing. Communiquez avec CNW – Images afin de réserver les services d’un photographe professionnel pour votre prochain événement.

About Laurie Smith

Laurie Smith est vice-présidente, marketing à la clientèle chez Cision.